PR - Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de réagir ? JC - Nous on a bougé, on a présenté des proposition. Contrairement à l'impression générale, on a toujours été ouverts et prêts à s'asseoir avec les étudiants.. PR - Est-ce que vous considérez qu'il y a une crise majeure au Québec ? JC - Il y a quelques perturbations, mais ça dépend où on se trouve. À Québec, c'est moins pire qu'à Montréal. PR - Pourquoi ne pas avoir discuté avec les leaders étudiants le 22 mars après qu'il y ait eu plus de 200 000 personnes dans la rue sans violence ni la moindre arrestation ? JC - Il faut prendre du recul, ça fait plus de 20 ans que nous discutons de cette affaire, c'est un problème récurrent. Nous avons annoncé notre politique il y a un an, les étudiants ont boudé, ce sont eux qui ont quitté la table de négociation. PR - Mais vous ne les avez pas invités fort, fort. Dès qu'il y a eu une invitation formelle, ils se sont précipités. JC - ON NE REFERA PAS L'HISTOIRE, notre porte a toujours été ouverte. Si les gens n'ont pas su que notre porte a toujours été ouverte, c'est parce que les étudiants ne leur ont pas dit, alors que nous avons tout fait pour travailler avec eux dans un bon climat de travail. Là on va se dire les vraies choses : on a écouté, on a bougé, est-ce que les étudiants eux ont bougé ? PR - Vous avez sous-estimé la mobilisation étudiante et n'êtes-vous pas maintenant pris avec une crise que vous n'aviez pas prévue ? JC - Personne ne pouvait prévoir les actes de violence et d'intimidation et je regrette que certaines personnes n'aient pas trouvé le moyen de les condamner sans réserve et sur le champs. PR - Est-ce qu'il y aura des élections ? JC - Il n'y a pas d'élections de prévues et ça m'offusque que des gens laissent planer la rumeur qu'il y ait un calcul politique derrière ça. Les élections, c'est pour régler nos problèmes démocratiquement et que Madame Marois nous dise qu'il faut déclencher des élections parce qu'elle pense pouvoir en profiter, ça franchement, je trouve ça ignoble. PR - Est-ce que votre proposition est finale ou y a-t-il moyen de négocier ? JC - On est prêts à travailler avec ceux avec qui on a le goût de travailler, on ne reviendra pas sur l'affaire de la CLASSÉ. On vit dans une société qui n'accepte pas la violence et le gouvernement du Québec ne fera pas de compromis là-dessus. Sinon, ça nous mènerait où au juste ? PR - Allez-vous aller en médiation ? JC - On va pas sous-contracter nos responsabilités. |