Samedi, 21 avril 2012
Numéro 508

Demain, le «Jour de la Terre»

Rendez-vous, 13h, Place des festivals

Tous les Rhinocéros de bonne volonté ont rendez-vous à la Place des festivals
vers 13h proche des «Crieurs sur l'échaffaud».

Minimum de décorum

Ça prend un minimum de decorum pour assumer la tâche de Premier ministre.

Un adulte responsable reconnaît ses erreurs et les assume,
il ne dit pas qu'il a été «mal cité» ou «cité hors contexte».

Même le Président de la République française en besoin de respecter le décorum :

«Que dire sinon que Sarkozy a déçu ses commanditaires et frustré ses maîtres,
ce roitelet incapable de se comporter selon le décorum afférant à sa charge présidentielle.»
Robert Bibeau, dans La bourgeoisie française a fait son nid

Et il faut vraiment que Jean Charest et Line Beauchamps n'aient aucun sens de l'honneur
pour demander aux jeunes étudiants de dénoncer les jeunes anarchistes.

Des rebelles, il y en avait quand j'étais jeune,
il y en avait au temps de Victor Hugo,
il y en avait dans la Rome antique.

Il y en a toujours eu, il y en a encore maintenant.

En fait, c'est s'il n'y en avait pas qu'il faudrait s'inquiéter.

Pendant que les jeunes, les professeurs et les passants se faisaient tabasser dehors
le Premier ministre riait avec la haute gomme de l'industrie qui salivait déjà sur les profits
qu'ils vont engranger à ne rien faire pendant que les jeunes appauvris seront forcés
d'aller travailler dans les mines pour un salaire de misère.

Pendant que le maire de Huntingdon jette de l'huile sur le feu
et que celui de Mascouche reste en place malgré tout,
les forces de l'ordre sèment le désordre dans les temples du savoir
en s'attaquant sans discrimination aux jeunes et aux vieux.

Alors, il risque d'y en avoir encore pour longtemps des révoltés,
en fait, tant et aussi longtemps que la majorité n'aura pas compris :

Imagine no countries
Imagine no possessions
Imagine no religions

En attendant, concernant l'avenir de Jean Charest,
il n'a plus de soucis à se faire, il n'a qu'à aller voir Gilbert Rozon
et il est assuré d'avoir sa place au Gala Juste pour rire.

Sergio

P.S. Site Facebook pour demander la démission de Jean Charest

5à7 Joyeux et décontracté

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Bon, il s'en est passé tellement cette semaine en dehors, que tout ce bulletin y est consacré.

Il y a beaucoup de textes j'en conviens, mais comptez-vous chanceux
car il y en a encore beaucoup d'autres que j'ai vu mais dont j'ai perdu la trace.

Alors, voilà, bonne lecture, à demain...

Sergio

P.S. Dernière minute :

C't'une fois un gars qui voulait rentrer dans police,
la police s'est tassée,
le gars est rentré à l'Université...

Crédibilité des sondages ?

Selon un sondage publié récemment par la firme Léger Marketing,
53% de la population est favorable à la hausse des frais de scolarité.

Mes amis, ma famille, mes voisins, mes collègues de travail,
presque toutes les personnes que je connais soutiennent les étudiants et les étudiantes.

Je me suis demandé comment Léger Marketing avait bien pu faire
pour dénicher autant de personnes contre les demandes légitimes des jeunes.

Puis j'ai compris : ils ont utilisé la base de données Robocall du Parti conservateur !

Alors là, tout s'explique...

Une solution Rhinocéros à la crise étudiante

Certains ont proposé de faire des élections sur l'enjeu des frais de scolarité
pour dénouer l'impasse et sortir de la crise.

Voici une proposition qui réglerait le problème une fois pour toutes
et qui coûterait moins cher aux contribuables tout en améliorant la qualité de l'Éducation :

On abolit le Ministère de l'Éducation et on laisse les écoles s'auto-gérer
entre les professeurs, le personnel, les étudiants et les parents.

On épargnerait ainsi non seulement tout l'argent qui va aux cadres et aux fonctionnaires,
mais en plus on éviterait tous les fiascos de gestion dont les directions sont capables.

En plus, comme le gouvernement ne se mêlerait plus de l'Éducation
il n'aurait plus la possibilité de gâcher la vie de générations entières d'étudiants
et les professeurs n'auraient plus à subir les réformes incessantes des péquenauds du ministère.

Sergio

L'université et le «pacte faustien»

Dans cet article, Chantal Guy parle de deux livres
qui questionnent la dérive épouvantable de l'Éducation.

L'un montre la faillite des insitutions d'élite aux États-Unis,
où seuls peuvent étudier les enfants de l'oligarchie
et où les recteurs passent plus de temps à flatter les corporations
pour maintenir leur financement et le standing de l'institution,
qu'à s'occuper d'éducation.

L'autre explique qu'en favorisant «les exigences de la rentabilité»
au détriment de la «vie de l'esprit»,
les institutions d'éducation supérieure ne forment pas des citoyens
capables de penser «en dehors de la boîte» économique.

Recette de fiasco...

(Lire la suite)

Le gouvernement de la discorde

Thomas Dussert, professeur de Philosophie au CÉGEP Ahuntsic, explique dans cet article que la Ministre de l'Éducation pousse la logique politique de l'individualisme jusqu'au point où les individus contre la grève doivent s'en prendre directement à ceux qui sont pour, abdiquant ainsi son rôle de gardienne de la démocratie tandis que le gouvernement a cessé de garantir la permanence de l'État de droit.

L'individualisme agit comme un acide sur le sentiment de partager un destin commun
et nous fait oublier que l'intérêt général est aussi celui de chacun.

En imposant le terme «boycott» pour désigner la grève,
le gouvernement et certains médias cherchent à présenter l'éducation
comme un produit et les étudiants comme des consommateurs mécontents de l'offre de service.

Cela délégitime les associations étudiantes et les votes de grève,
s'attaquant ainsi à l'essence même de la démocratie, soit le principe de délibérer,
de discuter des propositions, puis d'unir nos voix pour revendiquer des droits.

Ensuite, en cassant la grève à coup d'injonctions, les cours de justice affirment la primauté
du droit des individus contractant avec les collèges et les universités
sur celui des associations étudiantes.

Enfin, en demandant aux administrateurs des établissements
de décréter le retour en classe, ce qui revient exactement à casser la grève,
la ministre de l'Éducation pousse la logique politique de l'individualisme jusqu'au bout :
les individus qui sont contre la grève n'ont qu'à en découdre directement
avec les individus qui sont pour la grève.

Et parce que le gouvernement doit avant toutes choses, et avant toutes luttes partisanes,
garantir la permanence de l'État de droit, il doit au plus vite accepter d'écouter les étudiants
qui ont clairement démontré la légitimité de leurs revendications et de leur mouvement.

(Lire la suite)

Gabriel Nadeau Dubois mérite notre respect

«Il est là le sens de notre grève, dans la durée, dans la poursuite de la désobéissance.
Ils ont peut-être les matraques les plus dures, ils ont peut-être les armures les plus épaisses,
ils ont peut-être les plus grands journaux, ils ont peut-être les porte-feuilles les plus épais,
mais nous nous avons le souffle le plus long, nous avons le courage des opprimés,
nous avons la force de la multitude, mais surtout, surtout, nous avons tout simplement RAISON.»

(Voir la suite sur le blogue de Serge Adam)

Jean Charest = Petit homme

Par Pierre Luc Brisson

Il fut un temps où l'on pouvait regarder son premier ministre, qu'il soit libéral ou péquiste,
et éprouver une certaine fierté à penser qu'il nous représentait, tant ici qu'à l'étranger.

Nous avons vu, cet après-midi, que le Québec ne possédait pas à cette heure un chef d'État digne
et capable de dénouer le conflit qu'il a lui-même laissé s'envenimer.

Nous avons vu, cet après-midi,
que l'homme qui occupe la fonction de premier ministre est incapable, en temps de crise,
d'afficher la gravité et le sérieux que requiert pareille situation.

Mépris, insouciance, condescendance? Non. Petitesse.

Ce premier ministre est petit, tellement petit ...

Notre drôle de Premier ministre

Par Jean-François Lisée

Un fois c'est un gars, comprends-tu?, qui voulait gagner une élection.

Pis des fois, ce gars-là, vois-tu?, y faisait des blagues même sans s'en rendre compte.

Une fois, y'a pas longtemps, y'a dit:
“Il y aura des élections quand ce sera dans l'intérêt des Québécois”.

C'était drôle, mais personne a ri.
Parce que tout le monde sait qu'y'aura des élections
juste quand ça sera dans l'intérêt du gars, comprends-tu ?

Ça fa que, le gars pensait que ses affaires allaient ben.

Parce qu'y sait que, pour ses élections,
y'a pas besoin de 50% du monde de son bord, comprends-tu?

Y'a besoin d'un gros tiers du monde de son bord, dans les bons comtés.

Pis le monde qui veut de son bord, c'est du monde qui sont pas ben ben pour ça, les manifs.

Pis encore moins quand on voit des ti-culs qui tirent des roches.

Ça fa que, notre gars y'a laissé faire les affaires tellement longtemps
que des ti-culs ont commencé à tirer des roches.
Pis les polices, ben, les polices comprends-tu?, y'ont tiré des gaz pis y'ont vargé, tsé ?

Ça fa que, notre gars, y s'est dit: c'est bon ça !
Le monde qui peuvent m'élire, ils vont être choqués contre les ti-culs,
pis y vont voter pour moi, pis j'vas gagner, tsé ?

Mais il faut ête bon en simonac pour pas se tromper dans ces affaires-là.

Parce que les ti-culs, comprends-tu?, c'est des ti-culs de quelqu'un.
Y'ont des popas pis des momans pis des mononcles pis des matantes.

Ça fait que, pour que ça marche, le truc du gars,
y faut qu'y fasse semblant qu'y est ben en peine de ça, qu'y'ait des ti-culs qui saignent.

Mais c'est dur, comprends-tu?, de faire semblant
parce que tout ce temps-là ça fait ben son affaire.

Ça fait que, c'est l'histoire d'un gars qui a oublié qu'y fallait pas qu'y trouve ça drôle.

Pis quand y'a fait une joke pis que tout le monde a ri,
ben tout le monde qu'y était là, là, pas les ti-culs,
ben, ça a paru qui s'en sacrait, que les ti-culs saignent, tsé ?

Pis ça, y'a du monde dans le monde qui pensait voter de son bord qui l'ont pas trouvé drôle.

Ça fa que, c'est l'histoire d'un gars qui gagnera peut-être pas ses élections.

La pognes-tu ?

Le mot de la fin

JeanCharest

Clip sur Youtube

ClipBouffonsMaquis

Clip sur Youtube (à faire circuler, merci !)


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