Dimanche, 11 septembre 2011
Numéro 461

Ça commence bien...

Contents de se revoir



Jean-Patrick est passé régulièrement à la Casa cet été
pour y ramasser son panier Bio livré soigneusement tous les jeudis...

D'autres n'y ont pas mis les pieds de l'été...

Mais voilà, la belle saison achève, l'automne approche, c'est la rentrée.

En tout cas, on était contents de se revoir et de reprendre le fil de cette histoire.

Ben97, la corne en l'air



Ben97 avait la corne en l'air, il l'a comme ça depuis qu'il est arrivé à la conclusion
que la prochaine élection, ça va être la bonne, ça va être la nôtre...

Il n'y aura aucune autre place logique pour mettre son X sur le bulletin de vote
que vis-à-vis la case du Parti Rhinocéros.

Évidemment, on ne pourra pas compter sur les médias pour expliquer ça au monde,
mais c'est pas grave, car la rhinocérité c'est comme la royauté,
c'est pas quelque chose que tu gagnes en chemin,
c'est quelque chose que t'as en partant.


ReineRhino

À suivre...

Sergio


Des nouvelles de Gilles en réponse à un courriel de François

Salut mon beau et grand maître de vie

Comme tu dois avoir trouvé la lumière que tu cherchais au fond de toi-même,
tu dois briller tel un phare au milieu de l'océan des âmes perdues.
Je te réclame dans mes nuits blanches car j'ai des fois l'âme noire.
Je te cherche à tâton sur le braille de ma césité.
Je m'ennuie de toi et de tes belles phrases toutes habillées de ton savoir et de ta poésie.

Nous terminons le montage de «Jodorowsky à Montréal»
et allons le présenter au Festival du nouveau cinéma de Montréal en octobre.

Je correspond avec Arrabal et c'est très foulosophique. Il est Grand Satrape de la Pataphysique.

Je pense à toi mon frère et mon ami.

François



Cher François!


Le grand maître c'est bien toi qui philosophe avec les grands penseurs de ce siècle;
tu es aussi un grand mètre de vie qui survole toutes ailes déployées l'immensité de l'inconscient et l'infini des rêves.

Je pense à toi souvent assis à Bali, immobile et vide, devant la mer qui m'engloutit tout entier.

Je suis envahi par le vide dans ces pays tropicaux;
je n'écris plus, n'en ai d'ailleurs aucun besoin ni désir; je ne lis presque plus non plus,
le vide de l'âme qui ressemble à un vase d'eau qu'on trouve au milieu des jardins asiatiques,
dans lequel baigne une eau calme et immobile,
où flottent des plantes aquatiques et où fleurit parfois un nénuphar blanc.

Tu es un voyageur céleste, un dharma bum de Kérouac,
un iconoclaste ravageur de clichés et destructeur de conventions,
un Dyonisos qui danse avec les nymphes dans des jardins bucoliques, ivre de beauté.

Je suis à Bali assis sur mon rocher où aucune pensée ne me vient,
où les mots se dissolvent dans le rose du soleil couchant
pour se métamorphoser en oiseaux fugitifs
accompagnant un voilier imaginaire et orgasmique
en route vers un ailleurs plein de promesses et de caresses.

« Songe à la douceur, ma soeur, d'aller vivre ensemble là-bas, là où tout n'est que calme, luxe et volupté.»

Je ne pense plus, je rêve.
Je me complais dans la poésie du regard.
Je participe émerveillé aux cérémonies hindoues balinaises
où j'ai reçu le baptême d'un officiant tout vêtu de blanc sous un soleil ardemment mystique.

Je pense aussi à Georges Khal, qui est venu se réfugier en ces lieux
pour y fuir l'embourgeoisement de la société québécoise il y a déjà plus de vingt ans,
Georges Khal, ce visionnaire essentiel, ce rebelle merveilleux,
celui qui a éveillé nos jeunes consciences ardentes avec la revue Mainmise
que voulait digitaliser cet autre merveilleux saltimbanque à qui je pense aussi et qui nous manque,
Jacques Viau transcrivant dans de minuscules carnets des formules secrètes et divines
et puis soudainement s'éclatant d'un rire sonore et profond,
pour nous rappeler peut-ètre que tu es vanité,
que la vraie vie est ailleurs et que je est un autre comme disait Rimbaud.

Bali est une offrande aux dieux, aux esprits chercheurs, aux illuminés.
Bali, c'est le silence qui devient soleil intérieur et qui se mélange aux eaux de la mer à l'horizon.

Red heart Je t'adore!

Gilles




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