Samedi, 11 juin 2011
Numéro 456

Grand rassemblement samedi prochain

Contre l'exploitation des Gaz de schiste

Bonjour !

Sarah m'a envoyé ce courriel qu'elle a reçu de Carole qui l'avait eu de Dominic et je vous l'envoie à mon tour. Évidement que je vais participer à ce Grand rassemblement contre l'exploitation des gaz de schiste et j'espère bien que vous y serez aussi, car c'est le nombre qui établit le rapport de force et les compagnies minières ne reculeront que si on les y oblige. Ce n'est pas aux gouvernements mais à la population de les affronter.

Toutes les personnes qui comprennent l'importance politique, environnementale et sociale de cet enjeu n'ont pas d'excuse : elles devraient participer au rassemblement, au moins en pensée. Tout le monde ne peut pas être là en même temps, mais tout le monde peut être conscient que ça se passe. Cela compenserait grandement l'absence habituelle de couverture dans les médias si, entre 14h et 15h samedi le 18 juin 2011, des personnes de partout ailleurs dans la province avaient une bonne pensée pour encourager ceux et celles qui descendront dans la rue en face de l'Édifice d'Hydro-Québec à Montréal. Si vous ne pouvez pas être là dans la rue, occupez Facebook, Twitter ou whatever...

Serge Grenier


Ma chum Carole a reçu cela de Dominic Champagne, auteur et metteur en scène, entre autres. C'est une invitation à un rassemblement le 18 juin à 14h00 devant l'édifice d'Hydro Québec dans le centre-ville pour que les citoyens et les citoyennes se fassent entendre sur la question des gaz de schiste. Avis aux intéressés et faites suivre.
Saludos,
Sarah


Salut Carole,

Je t'écris pour t'inviter à te réserver une petite heure le samedi 18 juin prochain à 14 heures
que l'on se rassemble pour imposer le respect qui nous est dû dans cette histoire du gaz.

Aussi essaie de rameuter tous ceux que tu peux qu'on se fasse un petit printemps dans les rues nous aussi
comme les arabes, les espagnols ou les français et que la démocratie se manifeste

D'ici là tâche d'en convaincre un max au moins 5 autres, 10 autres d'être là
je me dis que si j'en convaincs 1000 qui en convainquent 5 ou 10 chacun...

Fais ce que tu peux, je crois que c'est important de frapper un bon coup
car ils sont très puissants de leur côté

Voici le topo à communiquer à ceux qui seraient moins au courant de la situation:

Qu'on se le dise franchement on est en train de s'en faire passer toute une
le presque moratoire sur le gaz de schiste est de la pure stratégie politique pour calmer l'opinion publique
et servir l'industrie gazière au détriment de l'intérêt des citoyens

L'industrie représentée par Lucien Bouchard a obtenu ce qu'elle veut:
le comité d'étude proposé par le BAPE est devenu un stratagème pour faire accepter l'inacceptable

Le samedi 18 juin prochain, il est important que l'on soit des milliers citoyens et citoyennes rassemblés
que la démocratie se manifeste pour dire au gouvernement et à l'industrie...

C'est à nous de décider : ON VA PAS SE LAISSER FORER!

Au Québec rien ne justifie que l'on prenne le risque inutile de contaminer notre milieu de vie
les techniques de forage et de fracturation sont dangereuses
les études récentes et les cas se multiplient pour le prouver

Nos richesses naturelles nous appartiennent,
il nous appartient d'en disposer proprement, correctement, collectivement
pour servir le bien commun, l'idée c'est d'exiger:

1. l'interdiction immédiate de toute opération de fracturation sur notre territoire
2. un Comité d'Évaluation Environnementale Stratégique modifié, représentatif et crédible
3. un processus d'étude public et transparent

Passe le mot!
Qu'on se rassemble!

Le samedi 18 juin à 14 heures à Montréal
en face de l'Édifice d'Hydro-Québec sur René-Lévesque,
coin Saint-Laurent (Métro Place des Arts)

Peace and Love

Dominic

P.S. Si t'as besoin de te convaincre davantage, lis attentivement le petit témoignage qui suit, entendu samedi passé...
Et indigne-toi!


Bonjour,

J'habite la municipalité de Saint-Louis, la seule municipalité du Québec qui, jusqu'à ce jour, a accepté un puits de gaz de schiste au centre de son village. Et bien qu'on puisse espérer qu'aucune autre municipalité ne suive cet exemple peu reluisant, il y a fort à parier que Saint-Louis ne sera pas une exception au Québec. Vous avez peut-être entendu parler de la ville de Fort Worth au Texas, avec ses 1,8 millions d'habitants, ville qu'on pourrait comparer à Montréal. En dix ans à peine, les gazières ont foré plus de 2 000 puits de gaz un peu partout dans cette ville. Ici, au Québec, on parle de 20 000 puits dans 20-30 ans, dans la seule vallée du St-Laurent. Combien y en aura-t-il à Montréal? Combien à Saint-Louis? Combien dans votre municipalité? À quelle distance de votre maison? Il ne faut pas croire que les gazières auront plus de scrupule ici dans nos villes et villages qu'elles en ont eu aux États-Unis ou ailleurs dans le monde.

Je connais bien toutes les nuisances causées par le forage d'un puits de gaz de schiste, car nous en avons un à 100 mètres de notre résidence. Depuis 2007, Gastem et sa partenaire Forest Oil ont foré à 3 reprises derrière chez-nous, avec la bénédiction de l'ex-maire et des autorités provinciales. Elles ont tous les droits, nous n'avons rien à dire. À l'automne 2008, nous avons vécu une fracturation hydraulique et les travaux qui y sont reliés pendant 93 jours, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Nous avons subi la poussière, l'éclairage intense nuit après nuit, le bruit des tuyaux qui se frappent les uns sur les autres, le bruit des génératrices jour et nuit, le bruit assourdissant d'une quinzaine de pompes alimentées par d'immenses moteurs diésel, les sifflements et la lumière générés par la torchère, le smog qui brûle la gorge, les yeux, qui donne des palpitations et qui gruge l'énergie, la circulation de véhicules lourds sur notre rue résidentielle, deux explosions en pleine nuit qui ont fait trembler les fenêtres et les murs de notre maison, l'insomnie, le désespoir et la révolte. Comment l'homosapiens réagit- il lorsqu'il se sent attaqué? Deux choix s'offrent à lui : ou il s'écrase et s'enfuit, ou il se lève, affronte et attaque. Dans notre cas, cette révolte nous a conduits à l'affrontement, à porter notre cause devant les tribunaux. Et à sortir de chez-nous avec nos pancartes pour crier de plus en plus haut et fort notre indignation. Pour nous, c'est une question de dignité. On verra bien la suite. Mais collectivement, quelle solution adopterons- nous? La fuite ou l'affrontement? Il est urgent que nous trouvions une réponse et agissions en conséquence car la menace est extrêmement forte et bien organisée.

À La Présentation, comme à Saint-Louis, la gazière Gastem et ses partenaires, chez- vous Canbrian, chez-nous Forest Oil, ont fait preuve d'un manque total de respect envers les citoyens en forant aussi près des habitations. Je comprends l'indignation de Madame Méthot qui exploite une garderie tout près et celle des parents dont les enfants fréquentent son établissement. Je comprends aussi les autres voisins du site car, tout comme nous, ils ont probablement choisi de vivre à la campagne pour y être en paix et en harmonie avec la nature et certainement pas pour voir l'industrie gazière s'implanter à proximité de leur propriété.
Mais qu'est-ce qui compte pour l'industrie : le bon voisinage ou le profit? Sans hésitation, je pointe le profit. La vie chambardée des voisins qui se transforme en véritable cauchemar ne les émeut absolument pas et, une fois installée, elles poursuivront leurs travaux pendant plusieurs années, voire même des dizaines d'années, aussi longtemps en fait qu'il y aura du gaz à siphonner du sous-sol. Les compagnies sont avares d'information sur la durée des travaux et sur le nombre de puits qu'elles creuseront sur chaque site. Elles ont beau dire que les propriétés situées à proximité d'un site ne perdent pas de valeur et que les activités liées au forage ressemblent, comme le disait Raymond Savoie, à un murmure du vent dans les feuilles d'un arbre', mais il ne faut surtout pas les croire sur parole car le murmure ressemble plus à l'enfer qu'au paradis et il conduit lentement mais sûrement vers l'abrutissement et la destruction totale de toute qualité de vie. Mon mari et moi le savons très bien. Parlez-en aussi à ceux qui vivent à proximité d'un puits, ils vous diront que la nuisance est nettement supérieure aux quelques dollars empochés, qu'elle est démesurée, inacceptable et qu'elle ruine la vie. Pour les gazières, le profit, c'est tout ce qui compte, pas pour améliorer la vie des québécois, mais pour enrichir davantage leurs actionnaires.

Comme beaucoup de citoyens, mon mari et moi avons présenté un mémoire au BAPE. Il porte le numéro DM39 et vous pouvez le consulter sur le site du BAPE. Avec un peu de recul et à voir évoluer le dossier, je ne suis pas sûre que cet exercice en valait la peine. Cela aura simplement servi à rassurer une grande partie de la population et à faire taire la grogne. Dans ce dossier des gaz de schiste, nous, citoyens du Québec, devons nous lever, nous mobiliser et nous battre, pour nous bien sûr, mais surtout pour nos enfants et nos petits-enfants, pour qu'ils puissent avoir un avenir. C'est de cette seule façon que nous réussirons à faire reculer le gouvernement et que nous pourrons léguer à tous les enfants du Québec, un patrimoine que nous aurons su protéger des pilleurs et des profiteurs sans scrupule, un pays où il fera bon vivre, une terre où nos petits-enfants et leurs descendants pourront évoluer et prospérer. C'est mon plus grand souhait.

Odette Larin,
Saint-Louis-sur-Richelieu


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