Jeudi, 19 août 2010
Numéro 401

2010-08-19 - 5à7 à la Casa obscura

5à7 à la Casa obscura

Réunion des forces rhinocéfiriques profondes...

  

Ça se sentait en arrivant, ce n'était pas le même désordre que d'habitude...

Simon est venu nous avertir que la politique, ça n'avait aucune place dans sa vie.

- «Change rien, nous on est là justement
    pour les personnes qui ne veulent rien savoir de la politique.»

Si tout le monde s'intéressait à la politique, notre parti perdrait sa raison d'être
qui est de servir de refuge pour le vote des électeurs et électrices
qui ne se reconnaissent dans aucun des autres partis au fédéral.

On a eu la rare visite de Paul K., venu s'assurer que nous étions toujours vivants.

Bien sûr, que je lui ai répondu, mais il s'en est fallu de peu.

D'abord, il y a eu les 250 formulaires que nous avons recueillis de justesse
et que j'ai envoyés par courrier prioritaire le 29 juin à Ottawa
juste à temps pour respecter la date limite du 30 juin.

Puis, il y a eu le dépôt du rapport financier était aussi dû pour le 30 juin,
mais nous avions obtenu un délai supplémentaire jusqu'au 3 août.
J'avais réussi à faire parvenir le rapport à Ottawa jeudi le 29 juillet
et j'étais tout heureux d'être fier d'y être arrivé aussi longtemps d'avance.

Mais vendredi après-midi, en revenant à la maison,
il y avait un message d'Élections Canada sur mon répondeur
à l'effet qu'ils avaient bien reçu le rapport financier
mais que malheureusement dans la lettre du comptable,
il manquait un paragraphe légal, donc le rapport n'était pas recevable.

Lundi le 2 août, Élections Canada était fermé et le comptable aussi
et moi je tournais en rond dans l'appartement.

Mardi le 3, le comptable n'était toujours pas là,
mais à force de téléphones d'un bord puis de l'autre,
sa secrétaire a fini par s'entendre avec les fonctionnaires
et le rapport financier a été accepté à quelques heures du «deadline».

Bref, on a rempli toutes les exigences pour que le parti continue d'exister,
mission accomplie, maintenant on peut continuer de rien faire.

 

Cédrik, un jeune, mais très grand peintre,
a offert de s'occuper de l'image des candidats et candidates
lors des prochaines élections générales.

Jean-Guy veut s'occuper de la mise en marché du film «Viva el Cubec libre».

 

Et Gilles avait préparé une question songée encore cette semaine :

Les «excès de démocratie» sont-ils le symptôme du désarroi national
ou encore un aveu d'impuissance du peuple.

Je lui ai demandé de préciser ce qu'il entendait par «excès de démocratie»
et il a donné en exemple le nombre excessif de candidats à la présidence en Haïti.

J'ai pensé aux personnes qui utilisent le Code Morin plus pour manipuler l'assemblée
que pour faciliter la participation démocratique de tous aux décisions du groupe.

C'était une bonne question, mais ça n'a pas parti de grandes discussions
vu qu'on était pas mal tous d'accord que le peuple est impuissant
à obtenir une enquête sur la construction, à empêcher les compagnies minières
de répandre l'uranium, l'amiante et le schiste dans la nature, etc.
le tout de façon excessivement démocratique...

Quelqu'un a demandé s'il y avait encore un peuple ?

 

Joe Guitare nous a joué une toune inspirée par les maringouins.

On a passé le chapeau et il y en avait assez pour deux grosses pizzas.

Bon, de quoi d'autre a-t-il été question ?

Je pensais avoir un deal avec Jean-Patrick pour qu'il prenne des notes,
mais quand je lui ai demandé s'il avait noté ce qui venait de se passer,
il m'a répondu qu'il ne pouvait pas écrire en mangeant.

Fait que voilà, s'il y en a qui se souviennent d'autre chose,
ils n'ont qu'à l'ajouter en bas dans les commentaires.

À la prochaine...

Sergio


photos de Serge

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