Jeudi, 24 septembre 2009
Numéro 321

2009-09-24 - 5à7 à la Casa obscura

5à7 à la Casa obscura

Je commence ce compte-rendu avec une pensée pour Pierre Falardeau
dont je viens d'apprendre la mort suite à un cancer.

Le minimum que nous puissions faire afin d'honorer sa mémoire,
c'est d'aller au bout de nos idées, comme il est allé au bout des siennes.

 

Bon, je suis arrivé à la Casa, un peu après Jean-Guy,
et un peu avant Gilles, qui se demandait s'il était vraiment là,
s'il y avait vraiment une réunion, si elle venait de commencer
ou si elle était sur le point de se terminer ?!??

Jean-Patrick est arrivé, ainsi que Gaël, que nous avions rencontré
il y a quelques temps lors d'une réunion des douteux du lundi soir.

Nous avons aussi accueilli chaleureusement Sophie
qui est arrivée avec une amie française du nom de Marie.

«Merci pour l'accueil, mais faites comme si on était pas là»,
a dit Sophie en allant s'installer au comptoir avec la jolie Marie.

Un jeune étudiant de l'UQAM, membre du journal «L'Union libre»,
(nom que Sophie a trouvé très intéressant)
voulait écrire un papier sur notre formation politique.

Ce qui fait qu'on a entrepris de lui raconter notre histoire et nos idées
en long et en large, à tour de rôle (mais je ne l'ai pas vu prendre de notes).

Alors ça risque de nous ressembler (moi non plus je ne prends pas tellement de notes).

Il y avait aussi un jeune poète qui se nomme $ëFo!!
et vient de publier un recueil intitulé «Vers verts».

François lui a acheté son livre publié à compte d'auteur pour 10$.

Notre cher Gilles, toujours à l'affût de nouveaux talents,
a loué à François le recueil en question pour nous en lire un extrait,
moyennant une contribution de tous pour l'aider à couvrir ses frais.

Ce poème était tellement bouleversant
que nous avons décidé sur le champs d'en lire chacun un.

Jean-Guy a choisi une page au hasard
et est tombé sur un poème qui lui allait comme un gant.

Gaël a commencé à feuilleter le recueil et François lui a dit:

«Non, choisis une page au hasard.»

Gaël a répliqué du tac au tac :

«J'vas choisir un poême que j'aime le titre!»

Applaudissements spontanés...

«Aye! on a un rebelle... c'est bon!»

Et Gaël est tombé sur un poème aussi tatoué que lui-même.

Décidément, il y en avait pour tous les goûts dans ce recueil.

Il y avait un poème tout en onomatopées,
notre chère amie française n'a pas tout compris celui qu'elle a lu,
le mien était à caractère sexuel...

François en a lu un qui m'a fait penser à «L'art de la gentillesse» ou «Zéro limite»
un livre que Jacques Viau recommandait à tous avant de nous quitter.

Sébastien Fontaine, le poète lui-même, a lu «Last Call»
un texte expliquant que, même après qu'il soit parti de ce monde,
la dope continuera d'occuper son esprit.

Rendu là, on avait perdu le compte de qui devait quoi à qui,
le plus simple étant de considérer que tout le monde devait la même chose à chacun,
la question s'est réglée en décidant que personne n'avait rien à payer à personne d'autre.

Bon, c'est beau la poésie et le philantropisme,
mais on est là pour faire de la politique,
alors on a décidé qu'il fallait prendre une décision.

Fait qu'on a décidé à l'unanimité d'adopter la «La loi du moindre effort».

Il y a de nombreuses années, nous avions proposé l'abolition de «La loi de la gravité»,
mais à l'époque très peu de gens nous avaient suivi dans cette direction
craignant j'imagine le chaos qui suivrait inévitablement l'absence d'une loi aussi fondamentale.

Alors voilà, cette fois-ci, pour proposons de «remplacer»
la «Loi de la gravité» par la «Loi du moindre effort».

D'ailleurs quand on regarde un ruisseau qui dévale le flanc d'une montagne,
généralement la loi du moindre effort ne transgresse pas celle de la gravité.

Alea jacta est, le sort en est jeté, la décision est prise, nous verrons bien ce qui arrivera...

La réunion s'est terminée de bonne heure,
je pensais aller au spectacle 10e anniversaire de l'Ordre des sages-femmes,
mais finalement je suis rentré à la maison regarder la dernière version
de «Viva el Cubec Libre», le film réalisé par François et Mélanie
qui va continuer d'évoluer jusqu'à la dernière minute.

Après le film, j'ai placé sur le site les photos de la réunion
que Gilles venait de m'envoyer puis j'ai fermé boutique.


Vendredi j'ai travaillé sur autre chose toute la journée.


Et ce matin, samedi, à la buanderie,
j'ai écrit le compte-rendu en écoutant la sécheuse ronronner,
et me voilà enfin à date!

À suivre...

Sergio

 


Photos de Gilles et Valéry

 

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