2008-04-24 - 5à7 à la Casa obscura
 
5à7 à la Casa obscura

Notre trio d'aventuriers qui vont demain (25 avril) à Québec
où le Dr. Berlingot briguera l'investiture neorhino.ca pour le comté de Louis-Hébert.
On a tenu la réunion discrètement dans le coin, un peu à l'écart
car il y avait en même temps le vernissage de l'exposition «Rouge» de Mario Bilodeau.
Avec Sophie, j'ai eu une discussion lourde de conséquences pour l'avenir de la politique canadienne
Elle disait que dans la grande chaîne de la vie,
nous nous trouvons en plein milieu entre l'infiniment petit et l'infiniment grand.
Moi, de la manière que je comprend ça,
j'trouve qu'on est pas mal plus proche de l'infiniment petit que de l'infiniment grand.
Prend un atome, c'est fait avec une tale de patantes plus petites
elles-mêmes faites avec des patantes plus petites encore
jusqu'à ce que t'arrives aux cordes.
Pis là c'est le boutte de la trail dans cette direction-là.
Mais dans l'autre direction, dépassé notre système solaire,
t'arrives dans les galaxies, les amas galactiques, puis avec les modélisations 3D
on a découvert d'énormes super-structures d'étoiles
puis ça continue de même encore longtemps
avant de commencer à voir le boutte de la trail par là.
Même chose pour les températures, le Zéro absolu c'est à -273,15 Celcius,
et nous on vit confortable dans le boutte de 20 Celcius.
Déjà, juste au centre de la Terre, ça monte à 6000 degrés Celcius
au centre du soleil, ça atteint 15 millions de degrés Celsius
et dans les super-novas et autres phénomèmes bizarre là-haut,
ça monte jusque dans les milliards de degrés.
-273 degrés
20 degrés
1 000 000 000 degrés
Notre petit 20 degré que l'on trouve douillet,
y est pas mal plus proche du zéro absolu que de la chaleur infinie.
Le soleil accapare 98% de la masse qui se trouve dans notre système solaire.
Notre planète fait partie du 2% qui reste.
Donc, la majorité de ceux qui occupent cette portion de l'univers vit à des millions de degrés Celsius
et je suis persuadé que la plupart des gens qui vivent à ce genre de températures
ne peuvent pas croire qu'il y a aussi de la vie sur les p'tites roches frettes et éteintes
qui tournent autour du soleil.
Or, si tel est le cas,
il faut revoir de fond en comble la politique étrangère du Canada.
Oubliez le marché américain, européen, chinois...
Le soleil est un marché énorme et personne ne s'en occupe
et on serait les premiers à chercher à faire affaire avec eux.
Je sais, c'est pas évident trouver des produits
qui tiennent la route à des millions de degrés,
mais faut pas se laisser arrêter par les détails :
«When there's a will, there's a way».


Il a été aussi question de notre soirée pour la libération des 5 cubains...
C'est finalement une histoire peu connue car elle est un peu compliquée,
alors j'ai essayé de la résumer simplement à Judith qui ne la connaissait pas :
Il y a à Miami des groupes d'activistes qui veulent renverser le gouvernement cubain
en posant des bombes dans les avions et dans les hotels ou en tentant d'assassiner Fidel.
Il y a 5 cubains qui ont monté un dossier pour démasquer un de ces groupes
et quand ils ont remis les preuves aux autorités américaines
ce sont eux qui ont été arrêtés au lieu des terroristes.
Ça fait plus de 10 ans déjà et ils sont encore en prison sans procès ni accusations
tandis que les poseurs de bombes se promènent librement en Floride
et participent même à des talks shows.
Comme on a quelques projets concernant Cuba,
François et moi on s'est retrouvés dans une conférence où il a été question des 5 héros cubains
et sur l'inspiration du moment, François a offert d'organiser une fête pour appuyer leur cause.
Donc, on est allés rencontrer monsieur le consul, Sergio Vélez Camhi,
et on a même écrit à monsieur l'ambassadeur, S.E. M. Ernesto A. Sentí Darias.
Ça va se passer au Café Campus, réunir du monde de différents horizons,
autour d'une cause qui n'est pas de l'envergure des grands dossiers de l'heure
et qui a justement le mérite de pouvoir être réglée rapidement
avec un peu de pression politique appliquée à bonne place au bon moment.
C'est en forgeant qu'on devient forgeron.
Fait que, or, donc, on est repartis chacun chez soi...
À suivre...
Bye !
Sergio
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