2008-02-21 - 5à7 à la Casa obscura
 
5à7 à la Casa obscura
Bon, pour ceux et celles qui ne sont pas venus,
j'vais vous le raconter le film...
En tout cas, les bouttes que je me rappelle,
parce que ça a passé vite même si c'était assez long.
En plus c'est bourré de symboles tout le long,
fait que n'importe qui peut comprendre n'importe quoi.
D'abord c'est un peu mêlent parce qu'au début
y racontent l'histoire d'un gars pogné avec un christ de karma,
mais c'est pas lui finalement le personnage principal,
lui il devient disciple d'un grand maître
qui a besoin d'une équipe pour l'appuyer
dans sa quête de vérité et d'absolu.
Or donc, pour commencer, le maître montre au christ
comment virer sa marde en or en suant toutes les larmes de son corps.
Après une série de péripéties pour lui faire comprendre
que son royaume n'est pas de ce monde,
le maître lui présente le reste de l'équipe.
Des hommes et des femmes ayant chacun maîtrisé un aspect de la vie.
Par exemple, le premier, un gars qui vient de Vénus,
s'occupe si bien du confort des femmes
qu'elles lui tombent toutes dans les bras les unes après les autres.
Ça a l'air trippant dit de même, mais finalement,
ça ne mène qu'à des fantasmes de plus en plus morbides.
La deuxième, une femme qui vient de mars,
qui délaisse son rôle de mère pour prendre la direction d'une manufacture d'armes.
Le troisième, un homme en provenance de Jupiter,
qui possède une maison énorme, une femme, une gros char et une maîtresse
la seule ayant l'énergie sexuelle suffisante pour faire jouir la machine
qui enfante sur le champs d'une belle p'tite machine.
Le quatrième, de Saturne, gagne justement sa vie sur le dos des enfants
sa manufacture de jouets de guerre a poussé son effort de marketing
au point de prévoir les conflits une génération d'avance
afin d'avoir le temps d'élever les enfants sur mesure pour chaque type de conflit.
Le cinquième vient d'Uranus, une espèce de nerds
qui invente des rapports de toutes pièces pour les présidents
qui s'en servent aussitôt pour abuser du pauvre monde.
Notre nerds vivait richement, mais avait besoin de beaucoup de protection
et il s'ennuyait désespérément.
Le sixième, un véritable militaire venant de Neptune,
mène ses troupes au combat en rang d'oignons et en criant «ain sof»
et celles-ci attaquent des manifestants sans défenses
(dont un avec un chandail jaune qui me faisait penser à François)
elles tuent et vident les entrailles sans apprécier la valeur de leur buttin.
Le septième, un architecte de Pluton, un peu toton,
qui joue à couraille dans une maison pleine de racoins
avec un paquet d'enfants.
Enfin bref, somehow, tout ce beau monde a décidé de tout abandonner
et de se joindre au maître dans sa quête de l'immortalité.
D'abord quelques épreuves légères pour cimenter le groupe :
«If we are to succeed, we have to become a collective being.»
Bien que légère, y en a plusieurs qui l'ont senti passer cette première épreuve
qui consistait à brûler tout son argent.
Mais ce n'est pas suffisant, il faut aussi brûler l'image que l'on a de soi-même.
Les plantes n'ont pas changé depuis le début des temps
elles sont les gardiennes de grands secrets,
on peut courir tous nus dans les champs des fleurs
et écouter dans la nature tous les bruits du verbe se faisant chair.
On voit son reflet dans l'eau, et lui aussi s'en va, noyé.
Il faut vivre le deuil, tout abandonner,
la vie n'est qu'un prêt, tôt ou tard il faut la rendre
aussi bien abandonner dès maintenant toute illusion.
Mourir pour mieux renaître à soi-même,
plus riche de cette rencontre avec sa propre essence.
Alors, l'équipe est prête à partir à l'assaut de la montagne sacrée.
Il y a une Marie-Madeleine qui suit son Jésus à la trace
accompagnée d'un chimpanzé.
Il leur faudra se rendre jusqu'à la mer,
où plein d'enfants les attendaient dans le port.
Jésus a été tenté de faire un miracle, mais le maître lui a expliqué
que cela ne ferait que susciter les convoitises et attiser la violence.
Alors ils prennent la mer, et pendant la traversée solitaire,
les bibittes sortent, celles que l'on crée soi-même,
mais qu'on fait semblant qu'elles ont leur propre existence.
Les autres l'ayant aidé à jeter son monstre par-dessus bord,
l'équipée a enfin pu traverser les grandes eaux, bravo !
Mais sur le rivage, il y a les marchands du temple,
qui gravitent autour du bar cosmique de la montagne sacrée.
L'un t'explique que la croix, c'est des champignons,
tandis que la pierre philosophale, c'est le LSD
et que l'apocalypse n'est qu'un bad trip de mescaline.
Et il est prêt à vous vendre toutes les montagnes sacrées du monde
dans ses petits flacons de pilules multicolores.
Il y a la voie facile et la voie difficile.
Le maître et ses disciples, portant leurs chaînes,
affrontent leurs démons intérieurs dans des combats titanesques
révélant des peurs enfouies de plus en plus profondément
à mesure qu'ils s'approchaient du sommet.
Lorsqu'enfin ils arrivent en haut de la montagne
ils se rendent à l'évidence qu'il n'y en a plus de maître
car tous sont également au sommet du monde.
Quand la Marie-Madeleine est arrivée jusque là en suivant son gars,
je sais pas pourquoi j'ai pensé à Marie-Agnès,
mais ça c'est une autre histoire.
Toujours est-il que l'équipe se réunit une dernière fois
à la table des immortels qui n'étaient en fait que des poupées de chiffon
et le maître leur dit que tout ce chemin n'a pas été fait en vain
car aujourd'hui, ils connaîtraient la réalité:
«Zoom out»
«Youhou, c'était un film, nous on est juste des acteurs, pis le film est fini, fait que Bye!»
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