Mercredi, 30 juillet 2008
Numéro 190

élections partielles = fin des vacances

élections partielles = fin des vacances

Salut les membres

Le parti a pris des vacances à la campagne
mais là il faut revenir à la réalité et à la campagne électorale
pour les élections partielles dans Westmount-Ville-Marie, St-Lambert et Guelph en Ontario.

On cherche des candidats ou candidates qui ont envie de prendre la parole.

Un candidat et son équipe ont le droit d'aller faire campagne dans tout espace public.

Donc un jeune musicien peut aller jouer et chanter dans un centre d'achat
et personne ne peut lui interdire de le faire car la loi le lui permet.

L'ami Siné, qui nous a offert le magnifique dessin du rhino faisant un finger,
a été mis à la porte de Charlie Hebdo parce qu'il s'est moqué du fils de Sarkozy.

Alors il y une pétition à signer en ligne.
Cherchez: soutenir-Sine.org sur Google et vous trouverez l'information.

On va recommencer nos 5 à 7 en août,
on va les faire au métro Mont-Royal où nous allons vendre des macarons et des t-shirts.

Je vous laisse avec mon dernier texte paru dans le journal BangBang.

 

Peuple à genou, attend ta délivrance.

On nous a tellement rentré ce chant dans la tête
qu'il semble ancré dans notre inconscient collectif.

Tous les députés ont voté pour que le crucifix reste sur le mur du parlement québécois.

La commission sur les accommodements raisonnables
recommande de tolérer le port des signes religieux dans les écoles.

Québec Solidaire appuie ce rapport.

Dans Le Devoir, Raymond Gravel, prêtre et député du Bloc
dit que les bonnes sœurs ont du s'habiller en laïque pour continuer à enseigner.

Et le hidjab serait permis à l'école ?

Tous ces vêtements sont la source du malaise.
Nous devrions tous nous promener nus sur la rue.
Si vous voulez vous vêtir, allez chez vous !

Ou alors on pourrait  adopter le vêtement neutre,
le col Mao ou le vert olive de l'armée, le camouflage ou le tout en fleur.

Moi je me méfie de quiconque parle à Dieu en mon nom en me chargeant une commission.

«Dieu n'a pas de religion», disait Gandhi.

Dans La Presse du 24 mai,  Foglia écrit:

«La laïcité n'a pas à être ouverte ou fermée.
Et l'espace civique où elle règne n'a pas à être religieux ou ethnique.»

Québec, société laïque avec plusieurs religions où chacun peut parler à son dieu directement.

Plein de gens se tournent vers un sacré qu'ils se créent.

Longtemps le dogme religieux niait aux êtres la possibilité d'enter en contact avec le divin qui est en eux.

Dans une lettre datée du 3 janvier 1954, le savant Einstein disait:

«Le mot Dieu n'est pour moi rien de plus que l'expression et le produit des faiblesses humaines,
la Bible un recueil de légendes, certes honorables mais primitives qui sont néanmoins assez puériles.
(…)
Pour moi, la religion juive, comme toutes les autres religions, est l'incarnation des superstitions les plus enfantines.
(…)
Et les juifs auxquels j'ai le plaisir d'appartenir et avec qui ma mentalité a une profonde affinité
n'ont pas de différente qualité pour moi que toutes les autres personnes.»

La grande religion d'aujourd'hui est le capital
qui érige ses cathédrales en hauteur, en tours de la bourse.

Les immenses fortunes s'accouplent avec les puissances religieuses
car celles-ci leur procurent encore plus de pouvoir
sur les populations affamées à qui il ne reste plus rien.

Peuples à genoux, obéissez à vos maîtres.

Comment trouver une paix intérieure? Comment se brancher sur le sacré.

Foulosophe et  niaisologue, à chaque matin je médite et je  fais mes prières personnelles.
J'invente mon rituel. Je me laisse envahir par la joie.
Je joue à être une fleur, un arbre, un papillon, un zèbre, une étoile, un atome.
J'adopte des postures de yoga et je laisse mes bras nager lentement dans l'air.
Je danse comme un derviche et je gesticule comme un mime en délire.

Dans ce grand silence je retrouve une paix intérieure.
Et là, je pense  à un monde «sans dieu ni maître».

Dans mes rêves, je vis ma propre religion qui ne comporte aucun péché, aucun interdit.
La religion de l'imaginaire où il n'y aura personne
pour punir ma sexualité épanouie et mes envies de farniente.

Je suis le néo Québécois qui aspire à ce monde de créativité.
Je mange du couscous, du riz au cari et des produits casher.

Vêtu d'une robe safran et d'une ceinture fléchée,
je porterai le turban, le képi et plein d'autres chapeaux.

Je laisserai les femmes libres de porter ce qu'elles voudront.
Elles ont lutté fort pour obtenir l'égalité, on ne va pas retourner en arrière.

Femmes du monde, levez les voiles et volez dans le ciel de votre liberté.

Le péché est dans le coeur des hommes et non dans le corps des femmes.

La terre du Québec en sera une de partage, de créativité et de respect.

Nous allons proposer notre fair deal à tous.

Nous partagerons les biens en deux, la moitié pour les riches et l'autre pour les autres.
Ce sera moins pire qu'aujourd'hui où 10% de la population possèdent 90% de la richesse.

Ceux qui voudront une vie simple l'auront
et les pèteux de broue pourront frimer sans faire mourir personne de faim.

On ferait passer de $1,000 à $2,000 les pensions de vieillesse.

En fait on devrait offrir à chacun le revenu minimum garanti dont parlait Michel Chartrand.

De l'Inde, le poète Kabir nous a dit:

Je ne suis ni pieux ni athée.
(…)
Plus que tout je chéris du fond du coeur cet amour
qui me fait vivre en ce monde une vie sans limites.
(…)
Danse, mon coeur; danse de joie aujourd'hui.

François Yo Gourd,
cardinal, rabbin, pope, imam, sorcier, moine taoïste, lama et imbécile heureux.